Le tourisme de bien-être : en quête de soi(ns)

29.02.2016

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Le tourisme de bien-être… Serait-ce un pléonasme ? De fait, nous partons rarement en vacances pour souffrir - à moins d’être adepte du tourisme d’aventures ou des treks interminables ! Pourtant certains n’hésitent plus à repousser les limites du bien-être. Spas, soins corporels, cures thermales sont devenus des atouts pour attirer des touristes prêts à traverser le monde pour se retrouver. Les femmes sont d’ores et déjà un public conquis, et les hommes sont de plus en plus nombreux à franchir le seuil des saunas ! Jusqu’aux enfants, qui auront droit à leur massage avant de reprendre le chemin de l’école…

Un secteur en bonne santé

Le tourisme de bien-être commence tout simplement avec l’importance accordée à la qualité des repas et au confort du sommeil : deux critères qui conditionneront le choix de la destination et du logement sur place.

En cela le tourisme de bien-être s’inscrit dans une tendance de fond qui dépasse le secteur du tourisme : la santé est aujourd’hui un sujet très en vogue. Pour s’en rendre compte, il suffit de considérer le nombre d’applications et d’objets connectés qui sont apparus ces derniers temps pour calculer les pas que nous faisons chaque jour, compter les calories que nous ingérons ou encore évaluer la qualité de notre sommeil . Le marché du bien-être en général est ainsi évalué à 3,4 trillions de dollars.

Nous sommes donc de plus en plus nombreux à désirer une meilleure hygiène de vie. Mais au quotidien, ce souhait rencontre parfois de réels obstacles : le manque de temps pour faire son marché et préparer un bon repas maison, la fatigue qui nous détourne de la salle de sport, les soucis rapportés du travail qui nous empêchent de dormir du sommeil du juste. Mais ces obstacles disparaissent généralement avec les vacances. Celles-ci sont donc le moment idéal pour faire une cure… de bien-être !

Une fois le B.A-BA assuré, à savoir le repas et le sommeil, le propre du tourisme de bien-être est de proposer des activités qui, inéluctablement, vous ouvriront les portes de la sérénité. Yoga, spa, sauna, cure thermale, hammam, etc. Chacun choisira selon ses préférences, mais dans tous les cas, le programme est simple : détente, détente, détente !

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Cette offre de soins, souvent nous pouvons la retrouver à proximité de chez nous. Le plus apporté par le tourisme de bien-être est de l’associer avec l’exotisme du voyage, et de tirer parti de ce dépaysement et de la rencontre avec une autre culture pour nous extirper totalement de notre quotidien.

De 2012 à 2013, le marché du tourisme de bien-être a enregistré une hausse de près de 13 % pour atteindre 494 milliards de dollars de recettes en 2013  : soit près de 15 % du volume des dépenses touristiques globales  ! Le Wellness Global Institute prévoit un bel avenir au tourisme de bien-être, avec une croissance annuelle de 9,1 % entre 2012 et 2017 .

Chacun pour soi et des soins pour tous

Aujourd’hui, en grande majorité Américains, Européens et Asiatiques, les adeptes du tourisme de bien-être sont relativement aisés et d’âge mûr. Demain, l’essor du secteur reposera principalement sur la croissance des pays émergents en Amérique Latine, en Afrique et au Moyen-Orient. Par ailleurs, la clientèle devrait se rajeunir, à l’instar de celle des spas dont la moyenne d’âge était de 50-55 ans il y a dix ans, et qui aujourd’hui tourne autour de 35-40 ans.

Dans l’imaginaire collectif, les femmes constitueraient le public privilégié de cette offre de soins. Comme si leur était réservée l’entrée des spas, hammams et autres saunas, tandis que les hommes, pour leur bien-être, se tourneraient moins volontiers vers la relaxation que vers la salle de sports. Finis les clichés ! Si aujourd’hui les femmes s’imposent sur les tapis de course, les hommes revendiquent également leur droit aux soins du corps. Ainsi, près de 60 % des Européens et deux tiers des Américains fréquenteraient des spas.

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Les hommes profitent justement de leurs vacances pour prendre soin d’eux. Mais s’ils assument désormais ce désir d’être dorlotés, ils ont leurs propres exigences : une carte de soins claire et efficace (ils veulent savoir quels bénéfices procure tel ou tel soin), des soins plus courts (les hommes resteraient 25 à 50 minutes dans un spa quand les femmes pourraient s’y complaire une heure et demie) et, enfin, des soins plus énergiques comme les massages suédois ou le shiatsu. De leur côté, les femmes préfèreraient des soins davantage tournés vers l’esthétique : beauté du visage, des mains et des pieds …

Les enfants ne sont pas en reste et réclament eux aussi leur petit moment détente. Si, avant 16 ans, l’entrée des saunas et des hammams leur est interdite, ils peuvent en revanche tout à fait apprécier un petit massage dès l’âge de 10 ans. Ainsi, à l’image de la traditionnelle thalasso thérapie en couple, s’associe désormais celle de la cure de bien-être familiale, où chacun trouvera son compte.

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Destinations détente

Certaines destinations sont des classiques du tourisme de bien-être. En Islande, la rencontre volcanique entre les températures polaires et les sources bouillantes est propice à purifier le corps en profondeur. Mais attention, ces saunas naturels vous rendront très exigeants par la suite !

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De la même manière, le Maroc est particulièrement prisé pour ses hammams. Traditionnellement, les hammams sont autant un lieu d’hygiène qu’un lieu public : fi donc de l’intimité, place à la nudité (mais évidemment, pas de mixité) ! Pour les femmes, c’est le moment d’échanger d’excellents conseils beauté, même si, dans le hammam, rien ne saurait remplacer le savon noir et le gant Kîs, pour un gommage parfait.

La France est également connue pour la richesse de ses destinations thermales. Le thermalisme y devient une mode touristique dès le XIXe siècle et les Parisiens voyagent jusqu’à Aix-les-bains, qui porte bien son nom, à Vichy ou encore à Dax pour bénéficier des vertus curatives des eaux locales.

Dans le même temps, les cures marines connaissent un succès équivalent, notamment à Trouville, sur la côte normande, surnommée la « Reine des plages ». C’est là que se trouve l’Hôtel des Cures Marines, célèbre institution de la Belle Époque, que la marque MGallery by Sofitel de AccorHotels a fait revivre. Les vacanciers à la semaine pourront y choisir le programme bien-être qui leur correspond : « Mers du Monde » pour les amoureux du spa et du cocooning, ou « La Cure Marine Sportive », pour un coaching personnalisé.

D’autres destinations nous surprennent davantage : qui eût cru que Las Vegas puisse être une destination bien-être ? Tout dépend de la porte à laquelle vous frappez. Mais, si vous vous rendez à l’hôtel MGM Grand, alors vous aurez une nouvelle image de la « Ville du péché » : dans cet hôtel, vous trouverez des chambres équipées d’une douche avec infusion de vitamine C, d’aromathérapie ou encore un minibar proposant une alimentation équilibrée.

De même, les touristes à Singapour pourront séjourner à l’île de Sentosa pour y faire le plein de sérénité. Logés au Sofitel Singapore Sentosa, ils profiteront du plus grand centre de bien-être So SPA au monde, et en particulier de la piscine de boue pour régénérer leur peau avec de la boue volcanique de Nouvelle-Zélande. 

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Vous l’aurez compris, le plus important n’est pas tant la destination, mais le voyage en lui-même : voyage qui dépayse et apaise, et qui, encadré par une offre de soins qui vous convient, vous permet de vous retrouver. Plus qu’une tonne de photos et d’objets souvenirs, vous rapporterez dans vos valises un nouvel état d’esprit !

NB: Article sur les tendances du secteur de l'hôtellerie réalisée par la direction de la Communication de AccorHotels.   

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