Le tourisme se met au service du développement durable

12.12.2016

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De plus en plus d’acteurs du tourisme ouvrent de nouvelles voies et s’engagent dans une croissance durable.

La COP 22 a réuni pendant dix jours, à Marrakech, des dizaines de chefs d’Etat et chefs de gouvernement autour des thèmes de l’atténuation des effets du changement climatique et de l’innovation en matière d’adaptation. Dans ces débats, le tourisme prend une place de plus en plus importante tant les enjeux sont fondamentaux. Désormais, rendre le tourisme durable n'est plus une option mais une nécessité afin d'accompagner les Etats dans leur développement, en favorisant l'équilibre entre les dimensions environnementales, économiques et sociales avec pour objectif l'amélioration du cadre de vie des habitants, le renforcement de la gestion durable des ressources naturelles et l'encouragement du recours aux technologies d'énergies propres.

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En parallèle, et pour la première fois, l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé de proclamer 2017 « Année internationale du tourisme durable pour le développement » dans le but d’accroître la contribution du tourisme aux défis de la durabilité, tout en attirant l’attention sur les véritables dimensions d’un secteur qui est souvent sous-évalué. Cette décision est tombée à un moment particulièrement important, celui où la communauté internationale embrasse le nouveau Programme de développement durable à l’horizon 2030 et les Objectifs de développement durable (ODD) validés par l’Assemblée générale des Nations Unies. Trois d’entre eux ciblent le tourisme.

Des actions concrètes

Les acteurs du secteur touristique jouent, en conséquence, un rôle essentiel dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale. Conscients de la nécessité de réduire leur impact écologique et de s’engager vis-à-vis de leurs collaborateurs, clients et partenaires, ils sont de plus en plus nombreux à mettre en place des actions concrètes pour assurer une croissance durable.

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Précurseur, le groupe AccorHotels a matérialisé son engagement de longue date dans le développement durable avec le lancement, dès 2012, du programme Planet 21. Fort des enseignements tirés de ce premier plan d’action, le leader européen de l’hôtellerie a établi un nouveau plan quinquennal visant, d’ici à 2020, à réduire à hauteur de 30 % le gaspillage alimentaire dans ses établissements, à concevoir progressivement des bâtiments neutres en carbone, à engager l’ensemble des hôtels dans une initiative citoyenne ou solidaire et à impliquer collaborateurs, clients et partenaires dans une expérience durable. De plus, le partenariat entre AccorHotels et Pur Projet, une entreprise sociale qui développe des programmes de reforestation autour du monde, permet aux membres du programme de fidélité Le Club AccorHotels de convertir leurs points en arbres plantés à partir du site accorhotels.com. D’ici à cinq ans, le programme « Plant for the Planet » comptera dix millions d’arbres plantés.

D’autres opérateurs majeurs de l’industrie touristique montrent également l’exemple à l’image du Club Med, certifié Green Globe et membre affilié de l’Organisation mondiale du tourisme, de Transat France, premier tour-opérateur français certifié Travelife, de Voyageurs du Monde, qui prélève, sur chaque voyage vendu, un à cinq euros sur sa marge pour compenser les émissions de CO2 liées au transport aérien, et de Costa Croisières, qui a commandé les deux premiers navires du secteur fonctionnant au gaz naturel liquéfié.

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Les transporteurs prennent également des mesures dans un contexte où le secteur aérien est responsable de 2 à 3 % du total des émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, d’ici à 2020, Air France-KLM prévoit de réduire les émissions de CO2 par passager de 20 % par rapport à 2011 et Aéroports de Paris entend augmenter de 15 % la part des énergies renouvelables sur ses sites. Sur les rails, la SNCF a pris comme engagement l’objectif de réduction de 20 % de ses émissions entre 2014 et 2025.

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